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1 – Accord
Généralités sur l’accord du piano :
Accorder un piano consiste à ajuster la tension des cordes de sorte que leurs vibrations combinées sonnent agréablement à l’oreille humaine. Il convient d’accorder d’abord l’octave de référence, appelée partition ou octave tempérée. Les intervalles au sein de cette octave vont battre moyennement sauf l’octave qui est pure (sans aucun battement.). C’est le principe du clavier tempéré. Le tempérament est un compromis d’accord où aucune dissonance conséquente n’est audible, quelle que soit la tonalité.
Un phénomène acoustique appelé inharmonicité, dû à la grande raideur des cordes, oblige le technicien à s’adapter au piano qu’il accorde. Le degré plus ou moins important d’inharmonicité propre à chaque piano nécessite « d’étirer » les octaves au fur et à mesure de la progression vers les extrémités du clavier.
Fréquence de l’accord. Un piano se désaccorde naturellement, même s’il n’est pas joué. La somme des tensions des cordes se situe autour de 20 tonnes selon l’instrument, ce qui contribue à cette perte de tension naturelle au fil du temps. Des facteurs extérieurs viennent influencer la tenue de l’accord, comme l’hygrométrie, les variations de températures, l’état et l’âge de la structure harmonique. Il est conseillé d’accorder son piano au moins une fois par an. Trop de temps entre chaque accord oblige souvent l’accordeur à procéder à une mise au diapason, c’est à dire remettre les cordes à une tension suffisante autour d’un diapason de référence (couramment le LA 440 ou 442).
2 – Réglages, réparations, égalisation, harmonisation
Les interventions au niveau de la mécanique sont assez fréquentes, et les plus minimes et courantes se font lors de l’accord, sans supplément de prix. Pour les autres, c’est-à-dire celles qui demandent du temps et du matériel spécifique, elles sont facturées au temps passé. Il peut s’agir notamment : D’une corde cassée ou manquante, d’une paresse au niveau des chevalets de mécanique, d’un enfoncement trop important ou insuffisant des touches, de ressorts de rappel fatigués, d’axes ayant pris du jeu, etc
Il est essentiel d’avoir une mécanique en bon état de fonctionnement, que ce soit pour l’apprentissage ou pour l’interprétation plus avancée. Le piano ne supporte que difficilement le défaut d’entretien, que ce soit sur la structure harmonique ou la mécanique.
Thierry Kokel